« La Servante écarlate » de Margaret Atwood

Kikou ! Ça va chez vous ? 😁 Je vous emmène avec moi dans une dystopie bien connue : « La Servante écarlate » de Margaret Atwood, avec cette très jolie édition de chez Robert Laffont.

Le monde ne tourne plus rond. Le taux de fécondité est en chute libre, et les femmes en capacité de donner la vie de plus en plus rares. La toute récente République de Galaad, fondée par des fanatiques religieux, a instauré un nouvel ordre. Habillée de rouge, la tête cachée en permanence sous une immense cornette blanche, Defred, « servante écarlate », a du oublier son propre nom, mettre sa dignité lui a été retirée, son statut limité à la fonction de reproduction. Au service d’un Commandant et de son Épouse, elle met son corps à leur disposition<span;> afin de tenter de leur donner un enfant. Elle n’a pas le choix, et passe ses nuits à se rappeler sa vie d’avant : ses amis, sa famille, sa liberté de mouvement et de pensée, tout ce qui lui a été retiré…

En un mot : excellent ! J’ai beaucoup aimé cette dystopie aux accents très réalistes. Le style est assez froid, le personnage de Defred semblant souvent très détaché dans son récit. En effet, elle raconte sa vie, ses souvenirs, après les événements en question.

Cette écriture un peu « froide » a été souvent été mise en avant par d’autres lecteurs, qui n’ont pas forcément apprécié. À l’inverse, c’est justement ce que, moi, j’ai aimé dans ma lecture 😄 L’héroïne est d’autant plus réaliste qu’elle tente coûte que coûte de raconter son histoire sans s’impliquer, c<span;>e côté « distant » est une forme de protection pour elle.

Prenons ce récit comme une sorte de « journal d’Anne Franck », comme si Defred avait réellement existé. Comment ne pas devenir folle après ce qu’elle a vécu en tant que Servante ? Ainsi, décrire les événements de cette manière permet de s’identifier au personnage, et elle m’a vraiment impressionnée. Je ne sais pas comment je le vivrais…

Le pire, c’est que ce que Margaret Atwood raconte ici pourrait très bien se produire ! C’est ce qui rend ce roman un peu dérangeant, ce qui nous met mal à l’aise. Très flippant, quand on y pense !

Un très bon moment, si on peut dire… J’ai beaucoup apprécié ma lecture et je la conseille à tous et toutes !

« La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur » de Suzanne Collins

Hello tout le monde ! Vous allez bien ? 🥰 Une petite excursion dans les prémisses des Hunger Games, ça vous tente ? Écoutez donc « La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur » de Suzanne Collins orchestrée par les éditions PKJ 🎶

10 ans ont passé depuis la fin de la guerre. Panem se remet difficilement, mais le Capitole continue d’organiser les Hunger Games. Pour la 10ème édition, la grande nouveauté est que les tributs auront un mentor, tiré au sort parmi les étudiants de l’Académie. Coriolanus Snow se retrouve bien malgré lui avec la tribut du district 12, Lucie Grey, et ça ne l’enchante pas vraiment : comment redorer l’image de sa famille, lui redonner son prestige d’antan avec le pire district qui soit ?

Et oui, j’ai craqué, je voulais retourner dans l’univers des Hunger Games, mieux comprendre leurs origines, leur fonctionnement, et avoir un point de vue différent du Capitole. J’ai été servie 😄 De ce que j’ai vu passer comme avis, certains l’ont trouvé long, le rythme trop lent. Pas moi 😅 J’ai beaucoup aimé 😄

J’ai aimé me replonger dans cet univers. On apprend un peu mieux comment et pourquoi les « jeux » ont été créés, comment ils sont organisés.

C’est la 10ème édition et les organisateurs tentent de nouvelles choses, comme octroyer un mentor à chaque tribut. Ce sont de jeunes gens, à peine plus âgés, voire du même âge, mais qui vivent dans 2 mondes différents : les districts qui meurent de faim et les habitants du Capitole, qui ont faim également mais qui risquent toutefois moins leur vie que leurs homologues… Ils ne se comprennent pas. Les jeunes du Capitole ont grandi avec une image faussée des districts : ce sont des sauvages ! Ils méritent leur sort ! Mais sont-ils si éloignés ? Non, mais ils ne s’en rendent pas compte…

Le personnage de Coriolanus Snow m’a particulièrement intéressée. Le connaissant en tant que Président Snow à tendance psychopathique, j’avais très envie d’en apprendre plus sur lui, son histoire, son parcours de vie.

On le connaît en tant que Président dans la trilogie Hunger Games, et on se rend vite compte ici qu’il a toujours eu cette part sombre. Malgré les attentions de sa cousine, son « amour » pour Lucie Grey, son ambition prend toujours le dessus. Il a visiblement été traumatisé par la guerre et ne pense qu’à s’élever dans la société du Capitole, quitte à écraser les autres, trahir, mentir.

Certains avis que j’ai pu glaner ici et là ont mis en avant que la romance n’était pas utile. Je ne suis pas d’accord 😅 Je trouve au contraire qu’elle ajoute un certain réalisme au personnage de Snow, et en particulier à son absence totale d’empathie. Il se ment à lui-même sans arrêt en pensant pouvoir vivre simplement, il trouve toujours une justification à ses actes pour se dédouaner : ce sont les autres qui fautent, ils sont seuls responsables de ce qui leur arrive, même si c’est lui qui, en dévoilant certaines choses, entraîne la perte de ses camarades.

J’ai apprécié également le personnage de Lucie Grey, qui m’a beaucoup fait penser à Katniss, par certains côtés. J’imagine assez bien une filiation entre elles, et je me suis demandé si le père de Katniss n’était pas lié d’une certaine manière à Lucie Grey (surtout par rapport à la chanson de « l’arbre du pendu »…). On ne le saura certainement jamais, mais c’est une hypothèse que je trouve plausible et j’ai aimé trouver un peu de Katniss (en plus joyeux) dans ce roman 😊

J’ai aimé en apprendre un peu plus sur les Hunger Games. J’ai été choquée du traitement réservé aux tributs dans les débuts 😳 mais cela m’a permis de mieux comprendre la trilogie, l’organisation des « jeux » et toute la médiatisation qui en est faite.

Ce prequel apporte d’autres questions, mais donne aussi des réponses, beaucoup de détails qui ne manquaient pas dans la trilogie d’origine mais qu’on est tout de même contents d’avoir. J’ai passé un très très bon moment 😄

« #murder » de Gretchen McNeil

Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de « #murder » de Gretchen McNeil paru aux éditions Milan et que j’ai lu en numérique.

Premier tome d’une trilogie dystopique (dont le 2ème, « #murderfunding », n’est pas encore sorti en français à l’heure où j’écris cet article, et pour lequel nous n’avons d’ailleurs pas de date de sortie…), il s’agit ici de suivre Dee Guerrera, adolescente d’environ 15 ans, condamnée à faire de la prison sur Alcatraz pour le meurtre de sa demi-sœur.

L’histoire nous emmène dans un futur non défini où Alcatraz est devenue une « prison 2.0 ». Les prisonniers sont filmés non-stop dans leurs activités quotidiennes, et devront se battre pour leur survie contre des tueurs professionnels, pendant que des spectateurs prennent des paris sur qui va mourir et comment. Il existe des forums dédiés et des applications sur lesquelles on peut payer pour visionner 24h/24 ce qui se passe pour notre « prisonnier préféré ».

Je ne sais pas vous mais ça m’a tout de suite fait penser aux différentes émissions de téléréalité qu’on peut avoir, avec un petit côté « secret story » en plus 😶 Dee doit se battre pour sauver sa vie, et tente par la même occasion de prouver son innocence. Mais l’est-elle vraiment ?

Outre une écriture très sympa, même si quelques moments un peu cracra (mais moi j’aime bien, alors 😜), j’ai beaucoup apprécié ce côté critique de la société, et en particulier du penchant voyeuriste qu’on peut avoir. Bien sûr, tout cela est poussé à l’extrême puisque des vies sont en jeu, mais c’est vraiment bien amené. Et la fin !!! Mais je veux la suite moi ! 😳