« Amelia » – A-t-elle réellement sauté ?…

Hello 😄 Comment est le temps chez vous ? Ici c’est pluie pluie et encore pluie 🌧😕 Le temps parfait pour se plonger dans un bon livre 🤗 Comme « Amelia » de Kimberly McCreight, aux éditions Le Livre de Poche 😉

« New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. Jusqu’à ce matin d’octobre, où elle reçoit un appel du lycée qui lui demande de venir de toute urgence.
Elle ne reverra plus jamais Amelia : celle-ci a sauté du toit de l’établissement.
Rongée par le chagrin, Kate plonge dans le désespoir et l’incompréhension. Pourquoi une adolescente en apparence si épanouie s’est-elle donné la mort ? Mais un jour, Kate reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question : « Amelia n’a pas sauté. » Obsédée par cette révélation, elle s’immisce dans la vie privée de sa fille et découvre, à travers les réseaux sociaux, les mails et les SMS d’Amelia, une réalité terrible, un véritable monde parallèle qu’elle n’aurait jamais pu imaginer. »

Kate est une avocate dont le travail est reconnu par ses pairs, ce qui entraîne son absence régulière de son domicile. Elle ne compte pas ses heures, et Amelia est habituée, ayant toujours vécu seule avec sa mère. Toutefois, c’est une adolescente, et leurs relations sont parfois un peu tendues.

Les personnages et leurs réactions sont cohérentes. Kate se pose beaucoup de questions sur son rôle de mère, à savoir, par exemple, si elle est une bonne mère, si elle aurait dû contrôler les relations d’Amelia sur les réseaux, lire ses messages, ce genre de choses. N’étant pas mère moi-même, je ne peux que m’imaginer ce que Kate ressent. Les questions qu’elle se pose sont légitimes, et chaque parent doit se les poser un jour.

Toutefois, le récit est construit de telle façon que l’auteure nous montre qu’il est impossible de tout contrôler. En effet, on alterne entre le présent, où Amelia a sauté, et le passé : celui d’Amelia, ses mails et SMS, et celui de Kate, à l’époque où elle est tombée enceinte et plus tard, dans les quelques jours qui ont précédé le drame.

Cette temporalité multiple aide à comprendre leur personnalité, leurs choix de vie, leurs attentes et leurs doutes. Amelia est une jeune fille qui se pose beaucoup de question, sur son père, sur son avenir, sur sa sexualité.

De même, le travail éditorial effectué sur ce roman aide le lecteur à s’immerger dans l’histoire : échanges de mails et SMS nous plongent dans le quotidien d’Amelia sans pour autant aller dans le voyeurisme.

Dans ce roman poignant qu’il est difficile de lâcher, l’auteure nous montre à quel point il est facile de tomber dans le harcèlement, des adolescents sur d’autres, mais aussi de certains adultes qui détiennent l’autorité. Personne n’est à l’abri. Internet est mis en avant, évidemment, mais pas uniquement. Tout ne se passe pas derrière un écran.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman. Kate est une maman solo qu’on aimerait aider dans ses recherches pour comprendre le geste de sa fille, et Amelia est une adolescente de 15 ans particulièrement attachante, qu’on voudrait accompagner dans ses questionnements.

J’avais vu arriver certains rebondissements, d’autres non, et ça a clairement contribué à me faire apprécier cette histoire.

Tout au long de l’histoire, la question se pose : Amelia a-t-elle sauté du toit ? Et vous, qu’en pensez-vous ?

🐻🐻🐻🐻🐻/5

« Les Chroniques de Germania 1 – Les ombres du passé » – Un mélange détonnant d’uchronie et de thriller…

Bonjour bonjour ! 🤗 Et si Hitler avait gagné la guerre, que serait notre futur ? C’est la question que s’est posée Patrick Pauget dans son thriller uchronique : « Les Chroniques de Germania 1 – Les ombres du passé », paru aux éditions L’Alchimiste 🤔

« 2112. Au sein de Germania, cœur du Reich Millénaire, les Purs vivent une vie de rêve et de luxe. La race aryenne domine un monde où toute opposition a disparu. Le rêve d’Adolf Hitler est devenu une réalité. Mais alors que le peuple fête le cent soixantième anniversaire de la Victoire, un nouveau danger rôde. Sous les apparences parfaites de ce monde, entre corruption et perversion, une menace guette.

Est-ce lié à la vie exemplaire des jumeaux Von Keinser, élites de l’élite ? À ces corps retrouvés scarifiés dans un accident de voiture ? Ou à une société nazie aux traditions vieillissantes ? Le Commissaire Markus Leimbach, lui-même porteur d’un lourd secret, devra se confronter au passé pour avoir des réponses. Ou pire, pour obtenir la vérité. »

160 après la victoire des allemands, Germania gère son peuple en le divisant en castes, les « Purs » étant au-dessus de tous, bien entendu.

Et parmi eux, Markus, flic, veuf, père. Personnage complexe et particulièrement intéressant, j’ai beaucoup aimé ses réflexions, sa manière d’appréhender la vie à Germania. Il fait partie des « Purs » mais on comprend très vite qu’il ne s’arrête pas à cette division du peuple. Ce qu’il veut, c’est que tous puissent vivre en harmonie, en bonne entente, le plus possible. J’ai beaucoup aimé ce personnage.

Les « Purs » comptent également les jumeaux Von Keinser. Là, c’est une autre histoire… Ils sont clairement détestables ! (Évidemment, c’est fait exprès 😅) Sigmund se voit comme un savant et n’hésite pas à utiliser tous les moyens possibles pour arriver à ses fins. À l’instar de sa sœur, Wilma, qui a énormément d’ambition quant à sa future carrière politique. Amis ou ennemis ne sont pas à l’abri si ils deviennent des obstacles à son avenir. Elle détruira quiconque se mettra sur son chemin.

Les parties concernant les jumeaux Von Keinser n’ont pas toujours été faciles à lire tant leurs propos m’exaspéraient 😤 Mais ils sont nécessaires à l’histoire, et l’auteur a su utiliser ses connaissances historiques à bon escient.

Voilà donc un premier tome (et premier roman !) prometteur ! J’ai hâte de pouvoir lire la suite en août prochain ! 😄

« Meurtres pour rédemption » – quand la liberté a un prix…

Bonjour tout le monde ! 😄 Aujourd’hui, petite incursion dans le milieu carcéral en compagnie des éditions Pocket et de Karine Giebel 🗝🚪

Marianne a 20 ans. Son seul horizon : les barreaux de sa cellule, qu’elle ne quittera jamais, condamnée à perpétuité. Violente, incontrôlable, elle survit aux humiliations et aux brutalités quotidiennes. Son seul espoir de s’échapper un tant soit peu réside dans la drogue, les livres et les trains dans lesquels elle rêve de monter. Jusqu’au jour où une porte vers la liberté semble s’ouvrir à elle. Mais à quel prix ?

Beaucoup ont lu ce roman avant moi, et les avis sont souvent assez tranchés : on adore ou on déteste. L’auteure est bien connue pour sa plume franche et directe, sans concession.

Là encore, on a droit à une histoire dure, violente, parfois difficile à lire tant ce que vit Marianne est insoutenable et révoltant. Les « trigger warning » sont nombreux : violences physiques et morales, drogue, viols… mais rien n’est écrit sans raison.

Marianne est une jeune femme violente, certes, mais son histoire est elle aussi difficile. Sans jamais excuser ses actes, l’auteure nous dépeint un personnage particulièrement réaliste et auquel on ne peut que s’attacher.

Le rythme est parfois un peu lent, on trouve quelques longueurs au fil du roman, mais rien de bien dérangeant. Les presque 1000 pages du roman défilent les unes après les autres sans qu’on s’en rende forcément compte. Et la fin ! Elle m’a littéralement brisé le cœur 💔

En résumé, encore un roman de Karine Giebel qui est loin de m’avoir laissée de marbre ! Un roman sombre, dur, violent, duquel on ne sort pas indemne. Je crois que je n’oublierai jamais Marianne… 🥺