« Les brumes affamées » – frissons garantis

Hey coucou ! 😄 Ça va chez vous ? J’espère que vous avez du soleil, parce que je vous emmène dans « Les brumes affamées », dernier roman de Dawn Kurtagich récemment paru aux éditions du Chat Noir. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ambiance est au rendez-vous ! 😈

3 femmes, 3 époques.
Zoey, de nos jours, obsédée par Mill House, qui semblerait avoir un lien avec l’amnésie de son père, fugue pour tenter de percer le secret des ruines de cette ancienne demeure…
1851, Roan vient d’emménager à Mill House suite au décès de son père. Elle doit y vivre avec son nouveau tuteur et y fait la rencontre d’autres orphelins. Quand les brumes commencent à se refermer autour du manoir, il est déjà trop tard pour s’enfuir…
1583, Hermine vient d’arriver sur l’emplacement du futur manoir de Mill House avec son époux. Bientôt, des disparitions soudaines entraînent des rumeurs de rituels démoniaques…
Le point comment entre ces 3 jeunes femmes ? Un pacte signé par une homme plus de 1000 ans auparavant…

Un résumé qui en dévoile bien assez pour m’avoir tout de suite donné très très envie de me plonger dans ce nouveau roman de l’auteure, que j’avais découverte avec son excellent roman « The Dead House » dont je vous parlais ici.

Encore une fois, l’auteure nous emmène dans un univers sombre, angoissant, avec une mise en scène extrêmement ingénieuse. Le travail éditorial mené sur ce livre est absolument génial, mêlant photographies, extraits de journaux et retranscriptions de vidéos…

Les 3 personnages féminins ont leurs particularités, et même si on suit principalement Roan, les autres ont tout autant de choses importantes à dire.

J’ai à nouveau beaucoup aimé le style de l’auteure, résolument gothique . Poussant parfois jusqu’au sanglant (mais pas trop, si ça vous fait trop peur 😉), c’est toujours pour donner encore plus de profondeur à son récit, et on tourne page après page en ayant des frissons 🥶 mais sans pouvoir s’en détacher pour autant.

Encore une fois avec cette auteure (que je compte bien suivre encore longtemps !), un véritable coup de ❤ pour moi ! 😄

« Juste une ombre » de Karine Giébel

Karine Giébel, née le 4 juin 1971 dans le Var, a cumulé de nombreux emplois divers et variés, allant de équipière chez McDonald’s à photographe pour un petit journal local, après avoir obtenu une licence en droit.

Elle publie son premier roman en 2004 (Terminus Elicius) en parallèle à son actuel emploi de juriste dans la fonction publique territoriale. Elle est régulièrement éditée depuis, que ce soient des romans ou des nouvelles (dans des anthologies aux côtés d’autres auteurs, ou dans des recueils).

Elle a également été récompensée à plusieurs reprises pour son oeuvre. D’ailleurs, ses romans sont traduits en 9 langues !

Le roman dont je voudrais vous parler aujourd’hui est donc « Juste une ombre », publié aux éditions Pocket.

Cloé, un soir en quittant une soirée, se retrouve suivie dans la rue par une silhouette encapuchonnée. L’homme la poursuit jusqu’à sa voiture et la laisse là, complètement terrifiée. Elle ne comprend pas ce qu’il s’est passé et rentre s’enfermer chez elle. À partir de ce moment-là, « l’Ombre » va la suivre partout, au point de la rendre totalement paranoïaque. Personne ne la croit, personne ne comprend, et elle s’enfonce petit à petit dans l’horreur.

Alors franchement, pour moi, Cloé est une nana vraiment très antipathique quasiment dès le début du livre : tellement obnubilée par sa carrière qu’elle serait prête à écraser n’importe qui pour arriver à ses fins, traitant ses collaborateurs comme des insectes insignifiants… 

Je l’ai presque détestée malgré ce qui lui arrivait ! Et puis on avance dans son histoire personnelle, et tout doucement on commence à comprendre. Non pas à excuser son comportement ! Mais on comprend comment elle en est arrivée là. Pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à éprouver de la compassion pour ce personnage durant les 3/4 du livre. Et puis d’un coup, allez savoir pourquoi, ça change…  une chose est sûre, elle ne laisse pas indifférent !

Alexandre Gomez, qu’on rencontre assez rapidement dès le début du livre, est commandant de police. Suicidaire, un peu (beaucoup ?) fêlé, il m’a d’emblée fait penser au personnage de Martin Riggs dans les films « L’arme fatale ». Alors oui, si vous n’avez jamais vu ne serait-ce que le 1er volet de la saga, vous ne voyez pas du tout de quoi je parle… allez voir ce film, perso j’adore !

Enfin bref, revenons à nos moutons… enfin à notre livre ^^

Alexandre est donc un flic brisé, aux tendances autodestructrices, voire suicidaires. On ne comprendra les raisons de son comportement que plus tard dans l’histoire et surtout le rôle qu’il va jouer dans la vie de Cloé, que tout le monde pense paranoïaque.

Au contraire de Cloé, j’ai très rapidement apprécié le personnage d’Alexandre, et son sens de l’humour un peu particulier.

« Juste une ombre » a été mon premier roman de cette auteure, et ça ne sera clairement pas le dernier ! J’ai dévoré ce livre, impossible pour moi de le lâcher ! un très bon rythme, des personnages bien décrits aux caractères bien définis, et une fin incroyable ! Vraiment un excellent thriller pour moi ! ^^

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