
Hey ! 😄 Aujourd’hui, direction le Pays Imaginaire avec Christina Henry et son « Lost boy », aux éditions 404 🪝
« Et si le capitaine Crochet n’était pas vraiment le méchant de l’histoire ?
Il existe une version de mon histoire que tout le monde connaît. Et puis il y a la vérité.
Il était une fois, j’adorais un garçon qui s’appelle Peter Pan. Peter m’a emmené sur une île où les règles n’existent pas et où aucun adulte ne peut déranger les enfants. Il a fait venir d’autres garçons dans le Pays Imaginaire pour qu’ils s’amusent avec nous, mais pour Peter l’amusement est plus tranchant que la lame d’un pirate. Il veut toujours incarner ce soleil brillant autour duquel nous tournons tous. Et il est prêt à tout pour cela. Dans le Pays imaginaire, Peter a promis que nous serions à jamais jeunes et heureux.
Peter vous dira que je suis le méchant, que je lui ai fait du mal, que je n’ai jamais été son ami. Peter ment. »
Vous l’avez sûrement déjà vu passer depuis sa sortie en VO en 2017, ou en VF l’année dernière. Il a, après tout, été pas mal apprécié par les lecteurices qui l’ont découvert. N’étant pas particulièrement attirée par les réécritures de contes, je ne m’étais pas intéressée à ce roman. Puis finalement, j’ai voulu tenter 🤷♀️
Je n’attendais rien de spécial de ce roman, si ce n’est découvrir Crochet avant qu’il soit Crochet, et comprendre comment il en était arrivé là. Et sur ce point, on est servi. James, le futur Capitaine Crochet, est un jeune garçon qui vit sur l’île de Peter Pan depuis très longtemps, et pendant presque tout aussi longtemps, il ne s’est pas posé de questions. Il n’a jamais remis en cause les comportements de Peter, sa violence, ses pratiques pour s’attirer l’affection et l’attention de tous. Mais depuis quelques temps, les choses ont commencé à changer, et James n’est plus en accord avec ce qui se passe.
Et sur ce point, c’était plutôt intéressant. James est un personnage assez attachant, un peu « grand frère », le second de Peter, celui qui s’occupe des autres, qui prend soin d’eux. Et c’est à peu près tout 😶 L’arrivée d’un nouvel enfant « perdu » va tout chambouler, mais les évènements en question n’arrivent que tard dans le récit, un peu trop à mon goût 🫤
Les enfants sont une quinzaine en tout sur quasiment tout le roman, mais au final, on n’en suit réellement que 4 ou 5. Certains ne sont d’ailleurs même pas nommés, ou leur nom m’a totalement échappé 🤔 À se demander à quoi ils servent, au final, puisque de toute façon, les morts s’enchaînent 😑 Ce qui est également un problème, à mes yeux. Non pas le nombre de morts (ça, vu mes lectures habituelles, ce n’est pas gênant 😆), mais plutôt le fait que James répète sans arrêt « je l’aimais bien, il est mort, je l’ai enterré », et ce avant même que le personnage en question meure réellement 🤷♀️ À quoi bon parler d’un personnage pour juste le faire mourir 2 pages plus loin ? Ce côté redondant a fini par me lasser 😮💨
Du côté du travail éditorial, j’ai aussi des choses à dire 😶 À commencer par les nombreuses fautes et coquilles, sans parler des incohérences qui, pour le coup, sont davantage liées à la version originale. Certaines choses n’étaient pas très crédibles, comme par exemple quand un personnage se retrouve couvert de sang, plonge dans l’océan, et en ressort… couvert de sang 🤔
Bref, arrêtons-là. Vous l’aurez compris, j’ai été franchement déçue de ce roman. Je ne sais pas ce qu’il donne en VO, mais je n’ai pas aimé la traduction, et je ne pense pas que je l’aurais davantage apprécié en anglais 🫤 J’avoue, j’ai du mal à comprendre tous les avis positifs. Mais il semble avoir trouvé son public et tant mieux, je n’en fais juste pas partie 🤷♀️
🐻🐻,5/5

