« D’ombre et de silence » de Karine Giebel

Hello hello ! 😊 Ça va vous ? Moi… comme un lundi 😅 Et aujourd’hui, j’ai envie de vous emmener dans l’univers sombre de Karine Giebel avec la complicité des éditions Pocket 😉 dans son petit recueil de nouvelles, « D’ombre et de silence » 💀

Un recueil dont on ne revient pas indemne… Pas de résumé cette fois, ce sont des nouvelles… mais un avertissement. Si vous avez le cœur sensible, l’âme fragile, ne le lisez pas ! En effet, ici il est question de violences conjugales, de viols, de harcèlement, de suicide… Oui oui, tout ça est très joyeux, n’est-ce pas ?

Et pourtant, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Karine Giebel est toujours assez « dure » dans son style, dans ses écrits. Et pourtant, aussi crues soient ses histoires, elles sont ancrées dans la réalité. Rien ne nous est épargné. Dans ces nouvelles, ce sont principalement des femmes qui subissent, qui sont agressées. J’y vois, non pas un étalage de violence, comme certains pourraient le penser, mais plutôt un témoignage, une manière de dire « vous voyez, ça, ce n’est pas de la fiction, ça peut arriver à n’importe qui ». 

Désolée, tout ça n’est pas très joyeux 😅 L’auteure nous rappelle juste à sa façon qu’il faut profiter de la vie, que tout peut basculer à tout moment. 

Certaines nouvelles sont quand même bien trashy et je ne les conseille pas à tout le monde. Il faut avoir le cœur bien accroché 😶

« Terminus Elicius » de Karie Giebel

Hello tout le monde ! Ça va bien ? 🤗 Et si on partait (virtuellement) en train du côté de Marseille avec « Terminus Elicius », en compagnie de  Karine Giebel et des éditions Pocket ? 🚉

Jeanne, célibataire de moins de 30 ans qui vit avec sa mère, prend chaque jour le train Istres-Marseille pour se rendre à son travail, dans un commissariat marseillais où elle est secrétaire. Tous les jours, le même trajet, un quotidien peu épanouissant. Jusqu’au jour où, glissée à la place qu’elle occupe quotidiennement dans le train, l’attend une lettre, « Vous êtes si belle, Jeanne », une déclaration d’amour… 💌 seulement, c’est un monstre qui lui écrit, un tueur, qui a jeté son dévolu sur elle…

L’auteure nous emmène ici dans le dilemme de Jeanne : tout garder pour soi, ou dénoncer Elicius ? D’autant qu’elle côtoie dans son travail le policier chargé de l’enquête, qui ne la laisse pas indifférente… Jeanne est un personnage complexe, qui se pose énormément de questions, psychologiquement fragile, ce qu’on comprend assez vite. Difficile d’ailleurs de s’attacher à ce personnage tant ses réactions laissent perplexe 🤔🙄

L’intrigue, relativement prévisible, apporte tout de même sa petite surprise finale. Le roman est plutôt court (à peine 250 pages), mais l’intrigue suffisamment bien menée. Ça ne sera pas un de mes préférés de l’auteure, mais j’ai malgré tout passé un bon moment de lecture 😊

« Juste une ombre » de Karine Giébel

Karine Giébel, née le 4 juin 1971 dans le Var, a cumulé de nombreux emplois divers et variés, allant de équipière chez McDonald’s à photographe pour un petit journal local, après avoir obtenu une licence en droit.

Elle publie son premier roman en 2004 (Terminus Elicius) en parallèle à son actuel emploi de juriste dans la fonction publique territoriale. Elle est régulièrement éditée depuis, que ce soient des romans ou des nouvelles (dans des anthologies aux côtés d’autres auteurs, ou dans des recueils).

Elle a également été récompensée à plusieurs reprises pour son oeuvre. D’ailleurs, ses romans sont traduits en 9 langues !

Le roman dont je voudrais vous parler aujourd’hui est donc « Juste une ombre », publié aux éditions Pocket.

Cloé, un soir en quittant une soirée, se retrouve suivie dans la rue par une silhouette encapuchonnée. L’homme la poursuit jusqu’à sa voiture et la laisse là, complètement terrifiée. Elle ne comprend pas ce qu’il s’est passé et rentre s’enfermer chez elle. À partir de ce moment-là, « l’Ombre » va la suivre partout, au point de la rendre totalement paranoïaque. Personne ne la croit, personne ne comprend, et elle s’enfonce petit à petit dans l’horreur.

Alors franchement, pour moi, Cloé est une nana vraiment très antipathique quasiment dès le début du livre : tellement obnubilée par sa carrière qu’elle serait prête à écraser n’importe qui pour arriver à ses fins, traitant ses collaborateurs comme des insectes insignifiants… 

Je l’ai presque détestée malgré ce qui lui arrivait ! Et puis on avance dans son histoire personnelle, et tout doucement on commence à comprendre. Non pas à excuser son comportement ! Mais on comprend comment elle en est arrivée là. Pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à éprouver de la compassion pour ce personnage durant les 3/4 du livre. Et puis d’un coup, allez savoir pourquoi, ça change…  une chose est sûre, elle ne laisse pas indifférent !

Alexandre Gomez, qu’on rencontre assez rapidement dès le début du livre, est commandant de police. Suicidaire, un peu (beaucoup ?) fêlé, il m’a d’emblée fait penser au personnage de Martin Riggs dans les films « L’arme fatale ». Alors oui, si vous n’avez jamais vu ne serait-ce que le 1er volet de la saga, vous ne voyez pas du tout de quoi je parle… allez voir ce film, perso j’adore !

Enfin bref, revenons à nos moutons… enfin à notre livre ^^

Alexandre est donc un flic brisé, aux tendances autodestructrices, voire suicidaires. On ne comprendra les raisons de son comportement que plus tard dans l’histoire et surtout le rôle qu’il va jouer dans la vie de Cloé, que tout le monde pense paranoïaque.

Au contraire de Cloé, j’ai très rapidement apprécié le personnage d’Alexandre, et son sens de l’humour un peu particulier.

« Juste une ombre » a été mon premier roman de cette auteure, et ça ne sera clairement pas le dernier ! J’ai dévoré ce livre, impossible pour moi de le lâcher ! un très bon rythme, des personnages bien décrits aux caractères bien définis, et une fin incroyable ! Vraiment un excellent thriller pour moi ! ^^

Source biographique