« Je suis fille de rage » – La Guerre de Sécession en compagnie de Lincoln 🇺🇸 et de la Mort…

Bonjour vous ! 😄 Un peu d’histoire américaine, ça vous dit ? Je vais donc vous parler de « Je suis fille de rage » de Jean-Laurent Del Socorro, aux éditions ActuSF 🇺🇸

« 1861 : la guerre de Sécession vient de commencer. Du général Grant à la simple soldate, de la forceuse de blocus à l’esclave affranchie… Autant de personnages pour décrire tous les visages de cette Amérique ensanglantée pendant quatre années de conflit.

La mort se réincarne pour arpenter ce Nord et ce Sud qui se déchirent. Elle va faire face à celui qui la convoque, le président Abraham Lincoln, pour lui faire comprendre que cette guerre doit désormais épouser une cause plus grande : celle de l’abolition de l’esclavage. »

Avant de commencer, j’aimerais dire une chose : mais quelle beauté cette édition !!! 😍😍😍

Et je vais aller droit au but, ce roman est un total coup de cœur ❤ J’ai adoré suivre les différents protagonistes, la construction du récit est vraiment originale. J’ai TOUT aimé, c’est simple 😄

J’aime beaucoup le style de l’auteur. Tout est bien écrit, bien décrit, les personnages, leurs pensées, leurs actes sont réalistes. Ici, bien qu’une partie ait évidemment été romancée, on trouve également des traductions de lettres, officielles ou officieuses, de titres de journaux, qui apportent énormément au récit. De même, la mise en page originale de l’ouvrage (les drapeaux qui indiquent de quel « côté » on se trouve, par exemple, ou encore les cartes pour se situer géographiquement) permet également de se situer en un coup d’œil. 

Le général McClellan, qui a longtemps été commandant en chef des armées, m’a souvent agacée. « Je peux tout faire »… Peut-être, mais il n’a en réalité pas fait grand chose à part réclamer toujours plus de soldats sans pour autant les mobiliser sur les différents fronts. Et je me suis demandé ce qui se serait passé si d’autres décisions avaient été prises. Le conflit aurait-il été moins long ? L’Union aurait-elle remporté la guerre ? Évidemment, impossible de le savoir.

Le personnage de la Mort m’a beaucoup plus aussi. Androgyne, lumineuse, elle est plutôt empathique, d’une certaine manière. Tout au long du conflit, elle tente de faire comprendre au président Lincoln qu’il doit se décider concernant l’abolition de l’esclavage, tout en lui montrant ce que la guerre coûte en vies humaines.

Jean-Laurent Del Socorro mélange avec beaucoup de délicatesse l’Histoire avec une touche de fantastique. Si l’histoire de la Guerre de Sécession vous intéresse au moins un peu, lisez ce livre ! Et si le sujet vous intéresse, il y a aussi une biographie en fin d’ouvrage 😉

« Le dieu dans l’ombre » de Robin Hobb

Kikou tout le monde ! 😄 Un petit tour en Alaska, ça vous tente ? Alors suivez « Le dieu dans l’ombre » de Robin Hobb et les éditions ActuSF, ils vont vous montrer le chemin 😉

Evelyn a grandit en Alaska, avec ses parents et ses frères et sœurs, dans une petite maison en lisière de forêt. Enfant « sauvage », elle s’échappait dès qu’elle en avait l’occasion pour retrouver la nature qu’elle aimait tant, et son ami Pan. Des années plus tard, avec son mari Tom et leur fils Teddy, ils s’installent provisoirement chez ses beaux-parents. Là, Evelyn, coincee dans un rôle d’épouse où elle ne se retrouve pas, elle tente de « faire avec », essayant de ne pas repenser à son enfance et à son ami le faune, qu’elle n’a plus vu depuis des années. Jusqu’au jour où il réapparaît… Quel chemin de vie Evelyn va-t-elle choisir ?

Ce roman m’a laissée un peu… perplexe. Ayant particulièrement aimé la saga « L’assassin royal », j’espérais retrouver ce que j’avais apprécié dans la plume de l’auteure. C’est plus ou moins le cas, mais le côté un peu trop « nature writing » à mon goût de ce livre m’a empêchée d’apprécier totalement ma lecture, ce genre n’étant pas trop ma tasse de thé 😕

Le style de l’auteure est toujours aussi bon, mais le personnage d’Evelyn m’a assez souvent agacée. Lorsqu’elle était enfant, elle était totalement libre, s’épanouissant dans la nature de ce magnifique État américain. Comment a-t-elle pu devenir cette femme fade, effacée, si peu sûre d’elle, espérant sans cesse l’approbation de sa belle-famille ? 😳 Belle-famille très particulière, d’ailleurs… Toujours à critiquer sous couvert de donner des conseils, toujours à prendre des décisions sans la consulter, ne tenant jamais compte de son avis… Je ne sais pas si le fait que l’histoire se déroule entre 1963 et 1976 explique les réactions des personnages, mais j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à eux…

En bref, un roman plutôt sympathique, mais loin du coup de cœur que j’espérais 😶

« Boudicca » de Jean-Laurent Del Socorro

Bonjour à tous et bienvenue dans la Grande-Bretagne de l’an 1 après J.-C. en compagnie de « Boudicca », racontée par Jean-Laurent Del Socorro, avec la complicité des éditions ActuSF 😁

L’empire romain poursuit ses invasions et, après la Gaule, décide de débarquer sur l’île de Bretagne. Seulement, les clans Celtes ne sont pas tous d’accord pour abandonner leurs traditions et s’agenouiller devant l’envahisseur. Boudicca, cheffe du clan icène, va leur tenir tête et faire trembler les aigles romains…

« Boudicca » a été le premier roman que j’ai lu de cet auteur. Et vraiment, j’ai beaucoup aimé. Lu pour un challenge littéraire organisé par RedBlueMoon, je partais avec quelques a priori (qui venaient de je ne sais où, d’ailleurs…). Après avoir beaucoup entendu parler de Jean-Laurent Del Socorro, en bien la plupart du temps, je ressentais une certaine pression, je craignais de ne pas aimer. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce roman historique, et j’ai clairement eu raison de me lancer ! 

J’ai beaucoup aimé découvrir la vie de Boudicca, qui a réellement existé. Bien sûr, une partie de son histoire est largement romancée, toutefois, je suppose qu’il y a une grande part de réalisme dans ce roman. Une manière de découvrir la vie d’une grande guerrière, féministe avant l’heure, dans un pays où la diversité était très importante et aux valeurs fortement ancrées en chacun.

Si l’on en croit l’auteur (et il n’y a pas de raison de ne pas le faire), Boudicca était une femme forte, à la personnalité bien affirmée. Jean-Laurent Del Socorro nous peint ici un tableau de la « Bretagne » d’alors où le peuple celte, divisé en différents clans, est organisé autour de chefs charismatiques, dont Boudicca faisait clairement partie.

J’ai beaucoup apprécié la vision du couple, des amours, le respect envers les choix de chacun. Ainsi, aimer un homme, une femme, ou les deux est parfaitement normal. C’était très appréciable de trouver cet état d’esprit dans un roman aussi bien écrit.

J’ai découvert un auteur au style bien à lui, et difficile à décrire. J’ai d’autres romans qui m’attendent dans ma « petite » Pile À Lire, mais ils seront lus avec plaisir ! Si vous ne connaissez pas encore cet auteur, lancez-vous ! 😀