« 13 Reasons Why » de Jay Asher

Jay Asher est né le 30 septembre 1975 à Arcadia, en Californie. Il abandonne ses études pour se consacrer entièrement à l’écriture et publie, en 2007, son premier roman, « 13 reasons why », que l’on trouvera en français chez Albin Michel en 2010, puis en 2017 en version poche aux éditions Le Livre de Poche Jeunesse. Cette édition suit de près la sortie de la série Netflix du même nom. 

L’auteur met en scène Hannah Baker qui, suite à une série d’événements, en est venue à se suicider. Elle laisse derrière elle 7 cassettes sur lesquelles elle raconte les raisons de son geste. Elle y parle à 13 personnes qui ont, d’après elle, joué un rôle dans son suicide. Clay en fait partie.  Effrayé et ne comprenant pas en quoi il est responsable, il va apprendre, grâce à Hannah, que la vie est fragile. Un détail, une phrase, un sourire, une mauvaise parole, une mauvaise action ou un simple baiser peuvent tout changer…

Voilà, vous savez tout.

Ah, vous voulez savoir ce que j’en ai pensé ? Ah ben oui, on est là pour ça ^^

Alors, pour avoir vu la série sur Netflix (enfin les 2 premières saisons, à l’heure où j’écris ceci), je peux déjà dire que le livre correspond à la première saison. Toutefois, il y a quelques petites différences, minimes et n’enlevant rien à l’histoire.

Clay est un jeune homme qui, un matin, reçoit une boîte à chaussures contenant 7 cassettes. Il ne comprend pas d’où vient ce paquet, il n’y a aucun nom d’expéditeur sur le colis, mais il décide d’écouter la cassette numéro 1 et est particulièrement surpris d’entendre la voix de Hannah, sachant que celle-ci s’est suicidée quelques temps plus tôt. Clay va écouter chaque cassette l’une après l’autre, et comprendre petit à petit ce qui a amené une adolescente à ce geste tragique.

Aucune réelle époque n’est précisée, ce qui donne un aspect intemporel à l’histoire. J’ai beaucoup aimé, car l’auteur aborde un sujet difficile (le suicide chez les jeunes) et ne pas indiquer de date, d’année ou autre, donne une dimension universelle au récit.La mise en page est également intéressante. On a comme une impression de dialogue entre Clay et Hannah, et entre Hannah et chaque personne concernée (directement ou non) par son suicide et à qui elle adresse une face de chaque cassette après l’autre.

Oui, la photo est floue… C’est pour éviter de vous spoiler ^^


Clay est un jeune homme simple, qui étudie et essaie de faire de son mieux pour être quelqu’un de bien. Il va comprendre, grâce au témoignage d’Hannah, qu’agir ainsi est très important. En effet, Hannah raconte, cassette après cassette, que des événements plus où moins graves, indépendamment les uns des autres, n’auraient pas forcément eu le même impact. Mais dans son cas, une petite chose en a entraîné une autre, puis une autre, et tout va de mal en pis pour l’adolescente. Jusqu’au point de non-retour, où elle décide de passer à l’acte, ne voyant plus d’issue à son mal-être.

« 13 reasons why » est un livre assez difficile, à mon sens. Je connaissais l’histoire, mais cela ne m’a pas empêché d’avoir les larmes aux yeux à plusieurs reprises. On entre facilement en empathie avec Hannah et on en vient à regretter de n’être que les spectateurs de son mal-être. J’aurais voulu pouvoir l’aider, à l’instar de Clay. 

Bien sûr, il ne s’agit ici « que » d’une histoire. Mais le contexte actuel, avec le développement des réseaux sociaux, les lois qui se mettent en place contre le cyber-harcèlement et les « faits divers » dont nous pouvons tous avoir connaissance, m’amènent à penser que cette histoire devrait être connue, lue et discutée avec les personnes concernées, ados ou plus âgées.

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« Le Cri » de Nicolas Beuglet

Nicolas Beuglet, avant d’œuvrer en tant que romancier et scénariste, à travaillé comme présentateur, rédacteur en chef et directeur artistique en télévision. Son premier roman, « Le premier crâne », est édité en 2011 sous le pseudonyme de Nicolas Sker. Mais le roman dont il est question ici est « Le cri » (paru d’abord en 2016 aux éditions XO, puis chez Pocket en 2018 – édition que je possède).

Dans ce thriller haletant, nous suivons l’inspecteur Sarah Geringën, de la police d’Oslo. L’hôpital psychiatrique de Gaustad, à quelques kilomètres d’Oslo, a demandé une intervention pour le suicide du « patient 488 », surnommé ainsi à cause des chiffres cicatrisés sur son front. Il a été retrouvé dans sa chambre, figé, un cri de terreur sur les lèvres. Est-ce bien un suicide ? Que s’est-il réellement passé ? Sarah Geringën peine à croire à la thèse du suicide, et va se retrouver entraînée dans une course contre la montre dans laquelle il faudra répondre à l’une des plus importantes questions de l’humanité : y a-t-il une vie après la mort ?…

Je dis bien thriller haletant car, du début jusqu’à la fin du roman, on est sans cesse « sous pression ». Le rythme quasi infernal de l’histoire m’a completement embarquée ! Compte à rebours repoussé plusieurs fois, complot international et secrets bien gardés, on ne s’ennuie pas une seule seconde ! 

Sarah Geringën est une femme forte, mais qui cache une grande souffrance, ce qu’on comprend dès les premières lignes. J’ai toutefois eu un peu peur d’avoir manqué quelque chose… Je me disais « mais qu’est-ce qu’il lui est arrivé pour qu’elle réagisse comme ça ? » Et bien sûr, si vous voulez le savoir… il faut lire le livre ! ^^

Sarah mène une enquête tambour battant pour découvrir un secret particulièrement bien gardé, avec une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête. Si elle ne parvient pas à résoudre ce mystère d’ici la fin du temps qui lui a été imparti, un innocent va mourir…
Mais j’en ai déjà dit suffisamment. Si vous voulez en savoir plus, je n’ai qu’une chose à ajouter : lisez le livre, il est super ! ^^

Juste une petite citation en passant, parce que j’ai beaucoup aimé cette phrase : « Chaque époque a ses certitudes et le présent est parfois prétentieux lorsqu’il juge le passé.« 

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« Elevation » de Stephen King

Je viens de terminer ce petit roman, enfin cette nouvelle, de Stephen King. Vous voyez qui est Stephen King ? Une petite piqûre de rappel ? Ok !

Le petit Stephen est né à Portland, dans le Maine, le 21 septembre 1947. Il publie son 1er roman (« Carrie ») en 1974 (qui sortira en France 2 ans plus tard), après avoir été édité dans plusieurs magazines américains. On lui connaît aujourd’hui une soixantaine d’écrits, allant de l’horreur (ce qui lui a valu son statut de « maître de l’horreur) au fantastique, la fantaisie, la SF ou le polar. Un auteur plutôt prolifique, vous en conviendrez ^^

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de « Élévation », cette nouvelle de 147 pages éditée par Le Livre de Poche, dont voici le résumé :

Scott Carey, concepteur de sites web interconnectés de 1m90 avec un léger embonpoint, vit à Castle Rock. Un matin, il rend visite à son ami et médecin à la retraite Bob Ellis pour lui parler d’un problème plutôt étrange : Scott perd du poids de façon régulière, mais son apparence ne change pas… quoi qu’il porte comme vêtements, qu’il soit nu ou habillé, son poids est toujours le même… Jusqu’où va aller sa perte de poids ? Et après, que se passera-t-il ? Dans le même temps, Scott doit gérer ses nouvelles voisines et leurs chiens, qui viennent faire leurs besoins sur sa pelouse… Les relations entre Scott et le couple sont tendues, mais lorsqu’il apprend que leur restaurant est en péril, il n’hésite pas à se mettre en 4 pour les aider, oubliant sa propre situation…

J’ai adoré cette nouvelle. Stephen King m’a embarquée, comme souvent, dans son histoire. Malgré un format très court (147 pages !), on s’attache très vite aux personnages. 

J’ai particulièrement aimé la façon dont Scott prend la vie au fur et à mesure de sa perte de poids, sa capacité à voir la beauté des gens, sa façon d’offrir son amitié à ces 2 femmes, Deirdre et Missy, ce qui n’était pas gagné d’avance !

Deirdre est en effet plutôt froide et condescendante de prime abord, mais on comprend rapidement pourquoi. Vivre avec une femme dans une petite ville peut être difficile, le regard des autochtones peut peser lourd pour ces 2 femmes. Mais sous cette apparente dureté se cache une femme qui, une fois qu’elle ouvre son coeur à Scott, s’avère sensible et très attachante. Sa compagne, Missy, plus réservée, et elle forment un couple complémentaire et très attachant.

Sans oublier Bob Ellis, le vieux médecin ! Il ne comprend rien à ce qui se passe, ce qui est bien normal, mais ne laisse pas tomber son ami et le soutiendra jusqu’à la fin.

J’avoue, en lisant les derniers mots de cette nouvelle, j’ai pleuré . Cette histoire est très touchante, c’est une véritable leçon de vie. Quand on ouvre son coeur aux autres, on s’élève… 

Merci monsieur Stephen King pour cette magnifique histoire ! 

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