« Ginette Kolinka, survivante du camp de Birkenau » de Ginette Kolinka et Marion Ruggieri

Bonjour à toutes et à tous ! Laissez-moi vous présenter « Ginette Kolinka, survivante du camp de Birkenau », adapté de « Retour à Birkenau » de Ginette Kolinka et Marion Ruggieri, proposé par les éditions Rageot

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Rageot et NetGalley pour m’avoir permis de lire ce témoignage extrêmement poignant 🙏 Une fois commencée ma lecture, je n’ai pas pu m’arrêter et j’ai dévoré page après page.

Ginette Kolinka n’était qu’une adolescente lorsque la Seconde Guerre Mondiale a éclaté. Séparée d’une grande partie de sa famille, elle est déportée au camp de Birkenau. Elle nous raconte son expérience, sa vision de ce qui lui arrivait. Naïve à l’époque, elle n’avait pas pris totalement la mesure de ce qui se passait, et a perdu d’autres membres de sa famille sans savoir qu’elle ne les reverrait plus.

Ginette Kolinka, 95 ans aujourd’hui, a tenu a partager son expérience, son vécu. Elle a longtemps visité des classes de collèges pour raconter son histoire aux élèves et leur montrer l’importance de la mémoire.

Dans ce témoignage, les mots sont durs, Ginette n’est pas tendre avec elle-même. Mais elle ne cache rien et nous livre avec beaucoup de justesse ses ressentis, ses douleurs, son retour auprès des siens. Déjà particulièrement intéressée par cette période de notre histoire, je suis passée par beaucoup d’émotions en lisant cet ouvrage. Il faut avoir le cœur bien accroché, et quelques mouchoirs à portée de main. Si vous pensez pouvoir tenir, je vous le conseille fortement. Il est très important de conserver la mémoire de ces événements, de ne pas oublier.

« Geisha » de Arthur Golden

Kikou ! Vous allez bien ? Le week-end a été bon ? 🙂

Je viens vous parler d’un genre un peu différent aujourd’hui avec « Geisha » de Arthur Golden (avec mon édition de chez France Loisirs 😊)

L’auteur nous propose ici une autobiographie fictionnelle de Sayuri, japonaise aux yeux gris-bleu installée à New York, et qui nous raconte son enfance dans les années 1930, comment elle et sa sœur seront vendues par leur père, modeste pêcheur, qui ne peut plus les assumer, son apprentissage de Geisha à Kyoto, et sa vie au Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Bien qu’il s’agisse d’une fiction, j’ai trouvé que l’auteur décrivait bien la tradition Geisha et la vie durant ces années difficiles. Je suis loin d’être une experte sur le sujet, et j’en ai appris beaucoup. J’ai aimé le rythme assez lent de l’histoire, qui prend son temps pour bien poser les choses, « à la japonaise ». On ne s’ennuie pas un instant, et on vit les événements avec Sayuri comme si on y était, se révoltant parfois de ce qui lui arrive (le rituel du « mizuage » 😳…). Il ne faut toutefois pas oublier que cela se passe à une autre époque, et dans un pays où la culture est très différente de la nôtre.

J’ai beaucoup aimé ce roman, qui m’a un peu sortie de mes habitudes. C’était réellement très intéressant ! Si vous ne connaissez pas, allez-y, vraiment, c’était une très bonne lecture 😊