« Jusqu’au dernier » – Une vengeance… implacable ?

Hello hello ! 😄 Aujourd’hui je viens vous parler de « Jusqu’au dernier » de Finbar Hawkins, publié aux éditions Casterman 🧹

« Une sorcière. Quatre assassins. Une implacable vengeance. Vous n’auriez jamais dû tuer ma mère sous prétexte que le roi d’Angleterre n’aime pas les sorcières. Que vous soyez chasseur, noble ou puissant, vous ne serez plus rien quand je vous retrouverai. La colère coule dans mes veines et la magie héritée de ma mère chante dans la gorge de chaque oiseau. Je vous cherche le long de la rivière, dans les villages, et jusqu’au plus profond de la forêt. Je vous traquerai un par un. Bientôt, vous serez à genoux devant moi, implorant mon pardon que vous n’obtiendrez pas… »

Voilà un résumé qui m’avait bien donné envie ! Sorcière, vengeance, ça promettait une histoire pleine de rebondissements, avec du rythme, des mystères… loupé ! 🥺

Evelyn, qui veut venger la mort de sa mère, tuée par quatre hommes parce qu’elle était une sorcière, est une adolescente peu attachante. Elle est sans cesse en colère et peu réfléchie. Seule compte sa vengeance, et elle va jusqu’à mentir à sa petite sœur, qu’elle a pourtant juré de protéger et qu’elle semble la plupart du temps détester cordialement… Elle en devient très vite agaçante 😒

Dans ce roman, tout va beaucoup trop vite, rien n’est réellement expliqué. Elle rencontre une jeune femme et POUF ! Les voilà amies ! 😳 Le style est simple, mais le rythme complètement décousu. Les événements s’enchaînent, mais ne sont pas crédibles. On manque cruellement d’informations, on aimerait que certaines choses prennent leur temps (comme cette amitié apparue en 3 secondes).

Vous l’aurez compris, c’est une déception pour ce roman, qui aurait pourtant pu être excellent si l’auteur avait pris plus de temps à développer ses personnages et leurs aventures. Dommage 🤷‍♀️

🐻🐻,5/5

« Le dieu oiseau » – Sa vengeance sera terrible…

Coucou ! Un peu de gaieté, ça vous dit ? 😄 Alors vous risquez d’être déçus, parce que « Le dieu oiseau » de Aurélie Wellenstein est plutôt du genre très très sombre… 😨

« Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du  » banquet  » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent disposer de leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils d’un chef du clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Enfin la nouvelle compétition est sur le point de commencer. L’occasion tant attendue par Faolan pour prendre sa revanche. Aura-t-elle le goût du sang ? »

Je découvre peu à peu l’œuvre d’Aurélie Wellenstein, et, après « Yardam« , j’ai décidé de m’attaquer à celui-ci. Et je n’ai pas été déçue ! 😄

L’auteure, dont les romans ont la réputation d’être particulièrement sombres et difficiles, nous offre ici un récit original, aux accents mayas ou aztèques (les deux peuples avaient apparemment pas mal de similitudes), où la violence est quasi omniprésente.

La vie est loin d’être simple, et les différents clans ont une sorte d’accord : tous les dix ans, certains d’entre eux, que l’on pourrait qualifier de « champions », s’affrontent dans une compétition dont le but est de ramener un œuf d’or. Le vainqueur devient alors le prochain chef pour la décennie suivante.

C’est pour les clans « perdants » que le plus dur est à venir une fois l’œuf d’or retrouvé… en effet, le clan « gagnant » procède alors à une sorte de banquet où le repas est constitué des perdants 😱 Je ne vais pas rentrer dans les détails, l’auteure le fait bien mieux que je ne le ferais 😅

J’ai aimé suivre Faolan et sa quête de vengeance. Esclave depuis 10 ans, il a vu sa famille détruite par le clan dans lequel il est forcé de vivre. Sa rage, sa détermination sont sans failles, et il fera tout pour trouver l’œuf d’or et ainsi se venger… C’est un personnage dur, brisé, et on ne peut jamais savoir à l’avance quelles seront ses réactions face à telle ou telle situation 😶

Ainsi, si le cannibalisme, entre autres, ne vous fait pas peur, je vous conseille ce roman car c’est réellement un excellent récit, sombre, dur, sanglant, mais qui, en même temps, m’a beaucoup touchée. L’histoire de Faolan est loin d’être simple, et si vous n’avez pas peur de frissonner (de peur, mais pas que…), n’hésitez pas à vous lancer dans sa lecture ! 😉

« La ballade de Max et Amélie » de David Safier

Hello hello ! Ça va ? Le week-end approche ! 😁 David Safier, les éditions Presses de la Cité et moi-même vous proposons aujourd’hui « La ballade de Max et Amélie » 🐕🐶

Cicatrice est une petite chienne borgne qui vit avec sa meute, ses frères et sœurs, dans une décharge. Sa vie est loin d’être facile, et elle pense que jamais aucun chien ne l’aimera à cause de son infirmité. Un jour, un grand chien noir inconnu arrive dans la décharge, poursuivi par des enfants qui lui lancent des pierres. Max est un chien de compagnie, il n’a rien à faire dans un lieu pareil ! Contre toute logique, Cicatrice décide de l’aider. Ils vont alors entamer le voyage qui changera leur vie…

Au vu de la couverture et du résumé, je m’attendais à une petite histoire toute choupi, avec un côté Disney… vous voyez le genre ? Et bien… pas franchement 😅 Sur fond de rêves de vies antérieures, Max et Cicatrice vivent des aventures difficiles, poursuivis d’une vie à l’autre par une personne qui ne leur veut pas du bien. Mais pourquoi ? 🥺

Ce roman a une originalité certaine : les personnages principaux sont des chiens. Et ça, ce n’est pas courant 😄 David Safier est un auteur qui, à ma connaissance, écrit surtout sur le thème des vies antérieures et de la réincarnation, et c’est ce que l’on retrouve ici.

Mais ce roman est aussi assez sombre ! Certains passages ont été durs à lire pour moi. Et oui, on peut faire (presque) tout ce qu’on veut à des humains dans les livres ou les films et séries, mais qu’on touche aux animaux et là, rien ne va plus ! Cicatrice et Max vivent réellement des choses difficiles, et l’écriture de l’auteur rend toute scène très réaliste.

Je n’aurais qu’un conseil à vous donner, lisez-le ! Mais prenez le stock de mouchoirs près de vous et accrochez-vous… Ce roman m’a profondément remuée, par sa dureté, mais aussi sa beauté. Une pépite à ne pas laisser passer !