
Hello ! 👋 Aujourd’hui, un peu de lecture en VO avec le dernier roman de Monika Kim : « Molka », aux éditions Erewhon 👀
🇺🇸🇬🇧 « In an unassuming Seoul workplace, IT technician Junyoung’s network reaches throughout the entire building. He sees every entrance. Every lobby. Every bathroom. The women in this building may be cold and dismissive, but he can always pull up his favorite images of them and remember who holds the real power. Until one, Dahye, sets herself apart from the rest.
Dahye, ever the romantic, yearns to be cherished after years of living in the shadow of her perfect older sister, who tragically drowned years ago. Only her boyfriend seems to appreciate Dahye. He’s rich, handsome, and generous—and she’d do anything to hold on to the happiness he brings her.
But when a hidden camera scandal rocks the city’s elites, Dahye’s dreams of a fairy-tale romance twist into a grotesque nightmare. Her boyfriend abandons her. Her parents reject her. Her grip on reality begins to shatter as visions of her dead sister suddenly appear. And as Junyoung’s interest in Dahye turns to obsession, and the truths of their troubled lives are revealed, Dahye must go to extreme lengths to bring the truth to light… »
J’avais adoré le précédent roman de l’autrice, « The eyes are the best part » (« Les yeux sont un morceau de choix » en VF), j’étais donc très curieuse de découvrir son dernier en date, d’autant que le sujet était particulièrement intéressant. Des caméras espion cachées un peu partout, y compris dans des toilettes d’entreprises, quel scandal ! 😳
Mais avant d’entrer davantage dans mon avis, petit point « culture » 😄
« Molka » est le terme coréen désignant les mini-caméras espion installées clandestinement, souvent pour capturer des images et des vidéos à des fins de voyeurisme. « Molka » est l’abréviation de molrae-kamera, qui signifie « caméra cachée », et a été utilisé à l’origine dans une émission de télévision sud-coréenne dans les années 90, dans laquelle on faisait des canulars et des farces avec des caméras cachées. Si vous avez grandi dans les années 90, vous devez vous souvenir que nous avons eu aussi ce genre d’émission en France. Le problème, c’est que, en Corée, ces mini caméras sont encore aujourd’hui utilisées à des fins beaucoup moins avouables (et clairement illégales), détruisant des vies. Sympathique 🫤
Vu le contexte, et ayant beaucoup apprécié le précédent roman de l’autrice, je me suis donc lancée dans ma lecture avec, il est vrai, pas mal d’attentes. Des attentes qui, malheureusement, n’auront pas été comblées 😶
Tout d’abord, je pense qu’il y a un problème avec le résumé. Non pas qu’il ne soit pas juste où qu’il dévoile des éléments importants du récit, mais rien que la fin, où il est question de Dahye abandonnée par son fiancé, n’arrive qu’après 30 % de lecture, ce qui est, il faut bien l’admettre, particulièrement long 😶
Tout comme le reste du roman, d’ailleurs. Je l’ai trouvé souvent très lent, et je n’avais pas l’impression d’avancer. Surtout qu’on suit plusieurs personnages, et qu’aucun n’est franchement attachant : entre Junyoung, le voyeur obsédé, Dahye, la femme un peu trop soumise et traumatisée par la mort de sa sœur quand elles étaient adolescentes, qui vit encore chez ses parents, et son fiancé Hyukjoon, le pervers narcissique par excellence 😑 Bref, je n’ai aimé aucun des personnages, et les secondaires ne relèvent pas franchement le niveau 😮💨
L’autrice a également fait le choix d’ajouter un élément fantastique qui, je dois le dire, m’a semblé totalement inutile. Je n’ai pas compris son choix, alors qu’elle aurait tout à fait pu intégrer cet élément du récit d’une façon très différente 🫤
Je suis ressortie de cette lecture assez déçue. Comme je l’ai dit, j’avais beaucoup d’attentes quant à ce roman. Peut-être trop, peut-être pas. J’espère juste apprécier les prochains écrits de l’autrice, que je compte bien lire encore à l’avenir. Après tout, peut-être que ce roman n’était juste pas pour moi 🤷♀️
🐻🐻🐻/5

