
Bonjour ! 😄 Allez, aujourd’hui, recueil de nouvelles horrifiques autoédité au programme avec « Sutures sur murmures » de Kevin Huet ✍️
« Que vous aimiez l’horreur ou que vous persistiez à croire que vous y êtes insensible.
Plongez dans ces douze nouvelles fantastiques et affrontez l’océan, la perte d’êtres chers, une famille de psychopathes, des souvenirs, l’avenir.
Voyagez jusqu’en Égypte, partez jusqu’au Japon, engouffrez-vous encore plus loin, plus profond…
Nombreux sont partis en quête de réponses.
Peu sont revenus.
Et jamais seuls. »
Il n’est jamais facile, en tout cas pour moi, de noter un recueil de nouvelles ou une anthologie, en particulier quand il s’agit d’un service de presse. En effet, quand l’auteur m’a contactée au début de l’année, j’ai d’abord hésité à accepter sa proposition (ma PAL de services de presse numériques est devenue presque incontrôlable ces dernières semaines 😅), mais le « résumé » me donnait envie, alors 🤷♀️
L’auteur m’avait prévenue que j’allais avoir une version différente de celle qui est en vente. Mon avis sera donc basé sur ce qu’on pourrait appeler une « épreuve non corrigée » qui peut être différente de la version finale. Je vais donc essayer de ne pas m’appesantir sur les questions de corrections éditoriales (et en particulier sur la conjugaison), même si ça a forcément joué sur mon ressenti à la lecture. Difficile de raccrocher le clavier (mental) de la relectrice-correctrice pro quand on se lance dans une telle lecture 😶
Et histoire de terminer sur du positif, on va commencer par ce qui l’est moins, et les nouvelles qui ne m’ont pas convaincue 😅
Ce recueil compte 12 nouvelles, et parmi elles : « Porteuse d’espoir », où il est question d’une IA et de ce qui m’a semblé être une invasion extraterrestre 🤔 À vrai dire, je me suis perdue dans cette histoire et suis passée totalement à côté 😶
« Poisson d’avril » est une nouvelle gore sur fond de cannibalisme qui plaira certainement aux fans du genre, mais dont une scène en particulier m’a personnellement dérangée. J’ai l’habitude de lire des récits glauques, sanglants, avec des scènes qui en feraient fuir beaucoup, mais cette scène en particulier avait vraiment quelque chose de dérangeant 🤔
Je déconseillerai également très fortement aux mères et aux femmes en général de lire « Renaissance ». L’histoire met en scène une femme qui a perdu à la fois son mari et son bébé et qui va tenter le pire pour ramener son fils. Si je ne suis pas une mère, je suis une femme tout de même, et disons que… une certaine scène que je ne décrirai pas (on s’en doute) est simplement anatomiquement impossible 🤷♀️ Ça m’a totalement sortie du récit, même si la fin est plutôt sympa
« Les toiles du nokanshi », qui clot le recueil, est également liée à 2 autres nouvelles, et on y retrouve 2 personnages déjà croisés. Inspirée du folklore japonais et de la célèbre forêt d’Aokigahara, elle aurait pu me plaire, mais je me suis perdue dans les bois, la temporalité, et dans l’histoire d’un personnage dont je n’ai pas réussi à resituer l’histoire d’origine 😶
« À pierre fendre », « Les Kraclins » ou « En Corps Écumeux » sont plutôt sympathiques. « À pierre fendre » nous fait suivre un ébéniste qui va se retrouver propulsé dans un désert blanc en compagnie de deux démons qui vont le pousser à faire certaines choses. Dans « Les Kraclins », c’est un voyage dans le passé et les bordels de la fin du XIXe siècle avec une histoire particulière, qui s’inscrit dans une période que personnellement j’apprécie beaucoup, mais qui est un peu longue et pas suffisamment horrifique à mon goût. Enfin, « En Corps Écumeux » nous emmène en salle d’interrogatoire en compagnie d’un homme accusé d’avoir tué sa compagne et de l’avoir mutilée. Le point commun entre ces 3 histoires très différentes ? J’ai trouvé les fins un peu facile et trop rapides 🫤
Ça fait déjà pas mal de nouvelles auxquelles je n’ai pas accroché plus que ça 😶 Heureusement, il y a les autres 😅
« Une paix abyssale » par exemple, qui ouvre le recueil, est très sympa et originale. L’auteur y raconte l’histoire de marins, des balainiers, qui vont remonter sur leur bateau un énorme coquillage dans lequel se trouve une non moins énorme perle, rattachée à une moitié de corps humain 😳 L’histoire est très sympa, très rythmée, et je l’ai beaucoup appréciée 😄
Dans « Voilage », on va suivre une vieille femme malade et impotente qui va avoir une fin… bien glauque. La fin est un peu bizarre, et l’histoire un peu flippante 😨
J’ai plutôt apprécié également « Tousbih ‘ala l’air Apep », qui se déroule en Égypte et où un touriste va faire une rencontre qui va changer sa vie 👁 Un élément en particulier de cette nouvelle m’a surprise (la présence de quelque chose qui ne devrait pas êtreln là), mais comme cette nouvelle est liée à la dernière du recueil, j’ai compris pourquoi, mais à la fin de ma lecture 😅
« Terreurium » est certainement une de mes nouvelles préférées, où un homme se retrouve « planté » dans la terre avec plusieurs dizaines d’autres pour… une raison bien particulière 😳 Si, personnellement, j’aurais beaucoup raccourci toute la première partie de l’histoire (même si elle a son utilité), j’ai beaucoup aimé la fin 😲
Et pour finir, l’histoire que j’ai le plus aimé, surtout pour sa fin : « Étoile filante », où une mère essaie d’élever son enfant aux besoins très particuliers. Difficile d’en dire plus sur ce récit, même si on se doute très vite de ce qui ne va pas avec cet enfant. J’ai, là aussi, tout particulièrement aimé la fin, et surtout la toute dernière phrase 😄
Et voilà, ce sera tout pour moi. Vraiment, écrire une chronique sur un recueil est ce que j’aime le moins faire tant il m’est difficile de parler de récits parfois très courts sans trop en dire 😅 Et surtout, la note finale ne reflète pas forcément la qualité d’écriture et reste très subjective. L’auteur a un certain sens de la formulation, et c’est très plaisant même si mon côté pro a eu parfois un peu de mal 😅
Pour les amateurices d’histoires d’horreur et de gore, ce recueil peut être une lecture sympathique. À vous de voir si vous voulez tenter l’aventure 😜
🐻🐻🐻/5

