« Les Jardins du Temps » – Linéaire, vraiment ?… 😳

Les Jardins du Temps - Émilie Querbalec

Bonjour ! 😄 Allez, aujourd’hui on va voyager un peu, en compagnie de Émilie Querbalec et de son dernier roman : « Les Jardins du Temps », aux éditions Albin Michel Imaginaire 😌

« Japon. Fin du XVIe siècle. Les troupes d’Oda Nobunaga donnent l’assaut sur le temple du Dieu-dragon, sur le mont Hiei. Pendant la bataille qui oppose les moniales aux troupes du seigneur de la guerre, une inestimable relique est brisée.

Quatre siècles plus tard, deux scientifiques spécialistes du temps sont convoqués par les autorités dans le cimetière de Mikageyama. Mariko Nakajima et Vedant Vinayakram découvrent là l’impensable : une tête tranchée a été trouvée dans une tombe, elle semble dater du Japon féodal. Et contre toute attente, elle donne toujours des signes de vie. Les relevés à proximité de la sépulture montrent que le temps s’y écoule très lentement.

Cette perturbation en annonce d’autres, bien plus dangereuses. »

J’ai mis beaucoup de temps avant de commencer à écrire cette chronique, ne sachant pas trop par quel bout prendre ce roman assez complexe 🤔 Complexe, mais pas inintéressant pour autant, bien au contraire !

« Les Jardins du Temps » est le quatrième roman de l’autrice que je lis, et c’est toujours un plaisir 😊 Après « Quitter les monts d’Automne », qui nous amenaient dans un Japon futuriste où l’écriture était bannie, puis « Les Chants de Nuying » où on plongeait dans les profondeurs d’une planète lointaine, ensuite « Les Sentiers de Recouvrance », plus écologique et qui m’avait beaucoup touchée, nous voilà, avec « Les Jardins du Temps », dans un roman toujours SF mais pas uniquement, et c’est ce qui fait de ce roman, à mes yeux, un bel OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) 😄

Une tête coupée mais toujours vivante, on ne voit pas ça tous les jours, c’est sûr ! Mais au-delà de l’aspect fantastique de la chose, ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est surtout le côté historique, puisqu’on se promène dans différentes époques du Japon, de son passé à un possible futur, ainsi que les réflexions sur le temps, qu’on visualise non pas comme une ligne allant d’un passé révolu à un futur encore inconnu, mais comme des cercles concentriques qui, en principe, ne devraient pas interagir les uns avec les autres. En gros, c’est ça 😅 Je l’ai dit, c’est un roman complexe, et il faut surtout garder quelques surprises 😜

J’ai beaucoup aimé ce roman, même si parfois la construction du récit pouvait s’avérer un peu frustrante 😅 À chaque changement d’époque, on change de personnages (forcément) et on n’a pas trop le temps de s’attacher à eux. Même si leurs histoires sont liées, puisque ce qui arrive dans un cercle de temps va influencer ce qui se passe, se passera ou s’est passé dans d’autres cercles… Je l’ai dit, il est complexe 😆

J’ai beaucoup aimé la façon dont cette vision de l’écoulement du temps est expliquée. Étant déjà pas mal intéressée par le sujet (les univers parallèles, la linéarité ou non du temps, toussatoussa), je ne pouvais qu’accrocher 😄

La plume de l’autrice a aussi beaucoup joué sur le plaisir que j’ai eu à lire ce roman. Elle sait comment nous immerger dans un Japon féodal tout comme dans un futur dystopique, et nous expliquer des concepts de philosophie zen. J’ai vraiment passé un très bon moment 🥰

J’ai aimé les réflexions que le récit entraîne, sur notre façon de vivre, sur ce que nous pensons savoir, sur les conséquences que nos actes peuvent avoir aussi bien sur nous-mêmes que sur les autres. Tout ceci était vraiment passionnant 😄

Je ne conseillerais toutefois pas forcément ce roman aux lecteurices qui n’auraient pas encore eu la chance de découvrir Émilie Querbalec. Mais si vous l’avez déjà lue, n’hésitez surtout pas ! 😊

🐻🐻🐻🐻🐻/5