
Bonjour ! 😄 Aujourd’hui on s’attaque à un morceau de choix avec le dernier roman en date de Lazare Rochemont : « Vorago », en autoédition 🥩
« Les tueuses en série sont rares.
Les tueuses en série cannibales le sont encore plus.
Cassandra est l’une d’elles.
Il ne suffit parfois que d’un dogme, d’une croyance intime, d’une logique déviante pour justifier l’irréparable. Cassandra ne se pense pas comme un monstre. Elle obéit à une nécessité. Une faim. Une règle qu’elle s’est construite pour survivre.
Mais Cassandra perd peu à peu le contrôle.
Son adepte, Mathias, dérape. La croyance se fissure. Le lien se tord. Pour protéger son trésor, Louise — une jeune femme instable, excessive, et dangereusement aimée — Cassandra est prête à tout, jusqu’à aller d’elle-même se frotter à la police, quitte à se mettre en danger.
À Marseille, Farid, un flic fatigué, se retrouve au centre de cette trajectoire. Son enquête est lente, laborieuse, presque vouée à l’échec. Les corps manquent, les pistes s’effondrent, et pourtant Cassandra s’approche. Elle provoque, observe, teste.
À quel moment les rôles cessent-ils d’être clairs ? »
Pour la petite histoire, je suis Lazare Rochemont sur Threads depuis… un petit moment maintenant, et j’apprécie toujours beaucoup ses posts, remplis d’humour, de bonne humeur, parfois de doutes quant à son travail, et de petits extraits de ses textes. Alors quand j’ai vu passer son message « à la recherche de chroniqueurs/chroniqueuses » pour « Vorago », j’ai de suite été tentée. D’autant que cette histoire de tueuse en série cannibale, je la voyais souvent passer dans ses posts 👀 Mais j’avais (et j’ai encore) beaucoup de romans en service de presse numérique qui m’attendent (pas merci NetGalley 😆), alors j’ai hésité. Et finalement, j’ai craqué, je me suis proposée, et me voilà aujourd’hui pour vous parler de ce roman 😄 (Je suis faible, que voulez-vous 😂)
Avant d’attaquer la question de l’histoire et des personnages, toussa toussa comme on dit, je vais enfiler ma casquette de correctrice pour aborder rapidement la question des fautes 😱 Et comme souvent dans les romans autoédités (même dans ceux édités en maison d’édition, d’ailleurs), on n’est pas à l’abri de quelques erreurs et coquilles. « Vorago » n’en est pas dépourvu, mais à part quelques virgules pas toujours bien placées et quelques erreurs d’inattention (rien de bien grave), il y a une chose qui m’a surprise, puis fait rire : l’expression « mettre en joue » qui a fini en « mettre en joug » 😆 Lazare ! Voyons ! 😂 Bon, ce n’est pas si grave et ça n’empêche pas d’apprécier la lecture de ce roman 😊
Car oui, moi qui suis pas mal attachée à la question du travail de correction, j’ai laissé ce point de côté pour me concentrer sur l’histoire de Cassandra, notre tueuse en série cannibale 😬
Et j’ai beaucoup aimé ce roman 😄 Cassandra est un personnage complexe, dont on comprend vite qu’elle souffre d’une pathologie (et je ne parle pas uniquement du fait qu’elle est cannibale). Elle m’a beaucoup touchée. C’est un personnage étonnamment attachant, bien écrit, que j’ai beaucoup aimé suivre 😊
Farid est… un poil cliché sur les bords : le fils d’immigrés qui est sorti de sa cité pour devenir flic, qui a mauvais caractère, qui boit (et fume) un peu trop, qui a du mal avec la hiérarchie… Oui, c’est du déjà vu, et en même temps pas forcément. Il est plus complexe qu’il en a l’air, et Lazare lui fait vivre un enfer. Le pauvre Farid, il prend cher, parfois 😅 Seul bémol, pour moi : la relation plus que tendue avec sa cheffe, qui semble être toujours en colère après lui (parfois à juste titre), mais qui surtout s’énerve parfois pour pas grand chose 🤷♀️ Pas étonnant que Farid ne soit pas toujours au top 😶
J’ai beaucoup aimé également la manière dont Lazare met en scène la rencontre entre ces deux personnages et la relation qui se crée petit à petit entre eux. On parle de toxicité, d’un côté comme de l’autre, et aucun n’est meilleur que l’autre. Ils sont « morally grey » tous les deux 🤷♀️
J’ai plutôt bien aimé la fin également, même si je m’y attendais un peu. En tout cas, c’est bien la première fois, je pense, que je m’attache davantage au tueur (à la tueuse, en l’occurrence) qu’à celleux censés représenter le « bien » 😅
Un dernier petit point que je pense important à aborder : la couverture. À l’heure où on voit fleurir partout des illustrations générées par IA, je dois dire que je suis contente de pouvoir affirmer que, concernant ce roman, ce n’est pas le cas 😄 Lazare a souvent partagé des photos et vidéos de son travail d’illustration, et si personnellement je ne suis pas très fan de cette version (j’ai toujours du mal quand il y a des personnages sur la couverture 😶), je sais qu’il existe d’autres versions, dont ma préférée est celle du relié 🤩 Et mon petit doigt (enfin, son compte Threads) m’a dit qu’il y a aussi un gros travail d’illustration dans le roman 😯
Un roman que je ne peux que conseiller, un thriller bien noir mais pas trop gore (un peu quand même 😅), une histoire originale qui, peut-être, vous fera découvrir certaines choses 😉
🐻🐻🐻🐻,5/5

