« Un bonheur insoutenable » – Et une lecture difficile… 😮‍💨

Un bonheur insoutenable - Ira Levin

Salut ! Allez, on va faire un tour dans un monde merveilleux (ou pas), celui inventé par Ira Levin en 1970 : « Un bonheur insoutenable », et avec le sourire, svp 😬

« Dans le futur, les nations ont aboli les guerres et la misère. Mais à quel prix ? Gouvernés par un ordinateur géant, les hommes sont – à l’aide d’un traitement hormonal mensuel adéquat – uniformisés, privés de toute pensée originale. Dans un univers où il n’existe que quatre prénoms différents pour chaque sexe, le jeune Li RM35M4419 va hériter de son grand-père d’un étrange cadeau : un surnom, Copeau. Ce sera le début pour lui d’une odyssée qui va l’amener d’abord à s’accepter en tant qu’individu, puis à la révolte. Il n’est heureusement pas seul, d’autres ont décidé de se rebeller. Mais seront-ils assez forts pour lutter contre Uni, le super-cerveau informatique de cette humanité déshumanisée ? »

Bon ! Par quoi commencer… Tout d’abord, ce n’était pas ma première tentative pour lire cet auteur. J’avais essayé, il y a un moment, de lire « Un bébé pour Rosemary », dont j’avais déjà vu l’adaptation (que j’ai détestée 😒), et j’avais assez rapidement abandonné ma lecture, après une scène de 🟣 conjugal dont la personnage principale, Rosemary, n’avait rien trouvé de mieux que de trouver des excuses à son cher mari 😑 Je m’étais dit « ok, le roman date et a été écrit par un homme, ça peut expliquer que la notion de consentement était limite considérée de la science-fiction » 😒 

J’ai mis longtemps à me décider à retenter un autre roman de l’auteur, et « Un bonheur insoutenable », trouvé en occasion, m’a semblé raconter une histoire intéressante. Et ça l’était, en tout cas jusqu’à un certain moment 😮‍💨

Copeau était un personnage intéressant, que j’ai pris plaisir à suivre pendant un temps, lorsqu’il se posait des questions sur sa vie, sur le fait de ne pas avoir le choix de son emploi, de sa compagne, de se marier ou non, d’avoir des enfants ou non. Et puis il recevait son traitement et pouf ! Au revoir les questions 👋

Les réflexions et l’univers imaginé par l’auteur m’ont semblé tourner autour d’une certaine forme de communautarisme poussé à l’extrême, où personne ne possède vraiment quoi que ce soit, où les portes n’ont pas de serrures, mais où on doit placer son bracelet d’identification sur des lecteurs pour savoir si oui ou non on a le droit de se rendre dans tel ou tel endroit, une Famille liée dans une forme de religion très stricte. Bref, un vrai paradis 🤪

Et tout ceci était plutôt intéressant jusqu’à ce qu’arrive LA scène de trop, c’est d’un 🟣 suivi d’une remarque totalement hors-sol de la femme qui l’a subi : « c’était parfaitement naturel ». Pardon ??? 😳 Donc un type qui se dit amoureux d’une femme la 🟣 parce qu’il ne peut pas s’en empêcher, la femme pleure un peu et, le lendemain, lui sort « c’était naturel » ? 🤬

À partir de là, j’ai clairement décroché, ayant perdu tout intérêt pour l’histoire, pour Copeau, et étant même à la limite du dégoût, en particulier quand l’auteur sous-entend une partie à 3 avec des jeunes filles de 16 ans 🤢

Et j’ai commencé à me poser beaucoup de questions, non seulement sur la santé mentale de l’auteur, déjà assez mysogine dans certaines réflexions, mais qui semblait avoir des tendances libidineuses pas franchement normales 🤔 Mais ne parlons pas davantage de ce monsieur, mort depuis près de 20 ans, et revenons-en à ce roman.

Hormis ces scènes plus que dérangeantes, surtout dans la manière dont elles sont écrites, c’est tout le reste qui a fini par me poser problème. On ne sait, au final, que très peu de choses sur la façon de vivre des membres de cette Famille : ils se nourrissent de gâteaux, ne boivent que du coca (doit-on comprendre Coca-Cola ? 🤷‍♀️) et du thé, s’habillent en combinaison de « paplon » (du papier ? 🤷‍♀️) qu’ils jettent chaque jour et… c’est à peu près tout. Comment en sont-ils arrivés à cette forme de société ? Aucune idée. D’où viennent leurs aliments, même si très peu variés ? Aucune idée. D’où tirent-ils l’énergie pour faire fonctionner leurs lampes, leurs véhicules, leurs avions ? On ne le saura toujours pas. Que de questions sans réponses, que de facilités scénaristiques pour ne pas raconter grand chose, au final ! Sans parler de cette obsession que semblait avoir l’auteur pour le tabac et le whisky 😮‍💨

Bref, jusqu’à un peu plus de la moitié, ça passait encore, mais arrivée à cette scène de 🟣 tout est parti en cacahuète et je me suis ennuyée, ne voyant plus que les défauts du récit, au point de terminer les quelques 40 dernières pages en diagonale, histoire d’en terminer vite fait 😒

Une énorme déception en ce qui me concerne, et clairement la dernière fois que je tente de lire cet auteur, que je ne recommande clairement pas ✋️

🐻🐻/5